Santé Réveil : non les lève-tard ne sont pas fainéants

Réveil : non les lève-tard ne sont pas fainéants

Vous êtes plutôt du genre à trainer au lit le dimanche et à grappiller quelques minutes sous la couette en semaine. Votre réveil est votre pire ennemi et tout le monde sait que vous êtes un lève-tard… D’ailleurs, vous essuyez pas mal de remarques désobligeantes et on chuchote parfois que vous êtes fainéant. Qu’avec un peu de volonté, il n’est pas si difficile de se lever tôt.

Et si l’heure du réveil n’avait rien à avoir avec la paresse ?

En réalité, le fait d’être lève-tôt ou lève-tard n’est pas un trait de caractère mais une particularité génétique. Certains sont programmés à se coucher tôt et à se lever tôt. D’autres peinent quand le réveil sonne avant 7h. En effet, des scientifiques des universités de Munich et d’Edimbourg identifient le gène ABCC9 comme le responsable de la panne de réveil. Si vous portez ce gène, vous auriez besoin d’une trentaine de minutes de sommeil supplémentaires que les non porteurs.

De plus, ils ont établi que les lève-tard produisent de la mélatonine bien plus tard que les lève-tôt. Ils ne ressentent pas la fatigue au même moment et restent productifs bien plus tard que les autres. Leur cycle de sommeil est décalé. Et comme c’est le cerveau qui contrôle la sécrétion d’hormones, ils ne peuvent tout simplement rien faire contre cette situation.
Pour en savoir plus sur la sécrétion de mélatonine, n’hésitez pas à faire un tour sur l’encyclopédie en ligne : Wikipédia.

Un réveil plus difficile

On comprend donc qu’un réveil (très) matinal est particulièrement pénible pour les lève-tard. Pourtant, au quotidien, ils sont bien obligés de suivre les mêmes horaires que tout le monde. Si vous aussi vous faites partie des « lève-tard », mettez en place quelques astuces simples pour qu’on ne vous traite plus jamais de fainéant.

  1. Planifiez votre journée la veille : vous mettez plus de temps que les autres à vous réveiller, n’ajoutez pas un stress supplémentaire de grand matin. Pensez à anticiper et noter toutes les tâches qui vous attendent le lendemain, au moment de brancher votre réveil, par exemple. Cela pourra vous aider.
  2. Identifiez à quel moment de la journée vous êtes le plus productif : en après-midi ou bien en soirée, peu importe. L’essentiel est de comprendre quand ce temps peut être utilisé à bon escient.
  3. Réservez cette plage horaire à votre travail : quelques ajustements seront nécessaires, mais évitez les réunions et autres rendez-vous pendant ces périodes. Préservez à tout prix ce pic de productivité pour les tâches les plus exigeantes.
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